En septembre, je publie en France ce livre de pensée critique du théâtre et journal de travail contre le génocide des Palestiniens par les juifs eux-mêmes à Gaza et en Cisjordanie.
Una presentación:
« Je suis revenue d’entre les morts / et j’ai cru / que cela me donnait le droit / de parler aux autres / et quand je me suis retrouvée en face d’eux / je n’ai rien eu à leur dire / parce que / j’avais appris / là-bas / qu’on ne peut pas parler aux autres. »
Charlotte Delbo, Auschwitz et après.
« On fera une syntaxe du cri. Emporter lentement, progressivement, la langue dans le désert. Se servir de la syntaxe pour crier, donner au cri une syntaxe. Il n’y a de grand, et de révolutionnaire, que le mineur. Haïr toute littérature de maîtres. »
Deleuze et Guattari, Kafka.
Pour la journaliste française à la radio quand Trump annonce en conférence de presse qu’il va raser la bande de Gaza déporter les habitants Palestiniens et posséder cette zone pour établir un complexe touristique c’est, dit-elle en experte, « une déclaration surréaliste ».
Alors qu’il s’agit à l’évidence, ce 5 février 2025, du coup d’État mondial le plus réaliste qui soit depuis 1945 : l’Amérique de Trump acte la contre-révolution nazie du 21ème siècle.
Dans le but de résister à cette contre-révolution nazie en 2025 et pour célébrer les 80 ans de la victoire de la démocratie sur Hitler, il faut créer, non pas les conditions, mais les scènes poétiques de la révolution surréaliste.
J’ai donc voulu inventer un nouveau format de mise en scène des livres poétiques et politiques, antifascistes et antiracistes : il s’agit d’abord de lire en scène et à la table les livres qu’il faut pour faire la révolution de la conscience. Comme le fit Peter Weiss pour le théâtre politique et dans Esthétique de la résistance ou Artaud pour la pensée théâtrale et dans Le théâtre et son double. J’appelle ce nouveau théâtre : une lecture à la table d’écoute.